L'ascension fulgurante de Just Work

C'est l'histoire d'une détermination à toute épreuve. Originaire de Mulhouse et ayant grandi dans le quartier des Portes-Ferrées à Limoges, Mbemba Diaby, 23 ans, incarne la force de frappe de notre diaspora. Avec son entreprise "Just Work", il a décidé de s'attaquer à un géant mondial : Uber Eats. Son arme secrète ? Les valeurs d'entraide apprises dans les quartiers populaires.
Comme beaucoup de jeunes, Mbemba rêvait des stades de football. Mais un fibrome à la cuisse vient briser net ses ambitions professionnelles. Loin de sombrer, il enchaîne les petits boulots (livreur, abattoir, usine, aide aux personnes âgées) et reprend ses études en BTS. De cette école de la vie, il tire un mantra qui deviendra le nom de son empire : Just Work ("Seulement travailler").
Des portes claquées au Palais de l'Élysée
La réussite n'est pas tombée du ciel. Pendant près de deux ans, Mbemba est rentré chez lui le soir sans le moindre centime en poche. Il a essuyé des centaines de refus et des portes claquées en Île-de-France avant que quelqu'un ne croie en lui.
Son obstination a fini par payer. En créant sa marque de vêtements de sport, il réussit l'exploit de faire porter ses créations par des célébrités comme le footballeur Presnel Kimpembe ou le boxeur Bakary Samaké. Aujourd'hui, on retrouve même sa collection aux Galeries Lafayette de Limoges.
Concurrencer Uber Eats avec le cœur
Mais le coup de maître de Mbemba, c'est sa plateforme de livraison à domicile. Ayant lui-même été livreur, il connaît les failles des géants comme Uber Eats ou Deliveroo qui gardent d'immenses marges.
Avec l'application de Just Work, le système est repensé : les frais de livraison vont directement dans la poche des livreurs (ils sont une quarantaine d'actifs aujourd'hui pour plus de 5000 téléchargements). Plus fort encore, l'entreprise a mis en place un système anti-gaspillage. Les restaurateurs partenaires font don de leurs surplus, et Just Work offre la livraison pour distribuer ces repas aux sans-abris.
2026 : L'année de la structuration
Cette alliance entre technologie et valeurs sociales a propulsé le jeune entrepreneur de la diaspora sous les projecteurs. Lauréat national du prestigieux concours "Talents des Cités" en 2024, il a été reçu à l'Élysée par le Président Emmanuel Macron.
Pour 2026, Mbemba Diaby voit encore plus grand. Son objectif est d'optimiser sa plateforme, d'améliorer encore les conditions de travail de ses livreurs et de signer de nouveaux partenariats de grande distribution. Une véritable leçon de vie : avec la mentalité "Just Work", rien n'est impossible.
Analyse d'Impact Général
Ce que cette actualité signifie pour vous
- Pour la jeunesse (au pays et dans la diaspora) : Le parcours de Mbemba prouve que l'échec n'est qu'une étape. Privé d'une carrière de footballeur à cause d'une maladie, il a su rebondir. Ne laissez pas un coup dur détruire votre ambition.
- Le culot paie : Pour faire connaître sa marque de vêtements, Mbemba a fait du porte-à-porte dans les magasins de Limoges et a abordé des stars (comme Presnel Kimpembe) au culot. Résultat ? Ses vêtements sont vendus aux prestigieuses Galeries Lafayette. Osez forcer le destin !
- L'éthique comme business model : Si vous lancez une entreprise face à des géants, trouvez une faille éthique. Face à Uber Eats, Just Work reverse directement les frais de livraison aux livreurs et livre gratuitement les invendus des restaurants aux sans-abris. C'est cette valeur humaine qui attire les clients et la reconnaissance de l'État.
Conseils pratiques & Opportunités concrètes