
CAN : Le Sénégal "garde" le trophée et défie la CAF en plein Paris
Le monde du football africain est en émoi. Ce samedi 28 mars 2026, au Stade de France, l’équipe nationale du Sénégal a paradé avec le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations , ignorant superbement les injonctions de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui a récemment sacré le Maroc sur tapis vert.
C’est une image qui fera date dans l’histoire du sport continental. Alors que le Sénégal affrontait le Pérou en match amical dans le cadre de la fenêtre FIFA, les joueurs et le staff d'Aliou Cissé ont fait le tour d'honneur avec le prestigieux trophée devant des milliers de supporters en liesse à Saint-Denis.
Un titre retiré deux mois après la finale
Pour comprendre ce geste de défi, il faut remonter deux mois en arrière. Après la finale de la CAN , le Jury d’Appel de la CAF a rendu une décision historique en déchoant le Sénégal de son titre pour l'attribuer au Maroc. Une décision contestée avec véhémence par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF).
Le Sénégal a immédiatement saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. Dans l’attente d’un verdict définitif, les autorités sportives sénégalaises ont mis la CAF en demeure et ont décidé de conserver physiquement le trophée.
Un "bras de fer" en direct du Stade de France
Malgré les protestations officielles du Maroc et les rappels à l'ordre de la CAF, les Lions de la Teranga ont choisi la scène internationale parisienne pour affirmer leur légitimité. Pour les dirigeants sénégalais, rendre le trophée maintenant reviendrait à accepter une injustice avant même que la justice sportive internationale ne se soit prononcée.
Cette "parade de la résistance" place la CAF dans une position inconfortable. Comment réagira l'instance dirigée par Patrice Motsepe face à ce qui ressemble à un acte de désobéissance civile sportive ?
Quel impact pour le football africain ?
Ce conflit souligne une fois de plus les tensions juridiques qui polluent parfois les compétitions continentales. Pour les supporters guinéens, très attentifs aux performances de leurs voisins, cette affaire pose une question de fond : quelle est la valeur d'un titre si celui-ci se joue davantage dans les bureaux des commissions que sur la pelouse ?
Le verdict du TAS est désormais attendu avec une impatience fébrile. En attendant, le trophée reste à Dakar (ou dans les valises des Lions), bien loin des vitrines de la fédération marocaine à Rabat.
Selon vous, le Sénégal a-t-il raison de garder le trophée jusqu'au verdict du TAS ? Le Maroc est-il lésé dans cette affaire ? Donnez votre avis sur Guinée 224 !