
Les 11 et 12 mai 2026, la capitale kényane a vibré au rythme de l'avenir du continent lors du Sommet "Africa Forward". La Guinée, représentée au plus haut niveau par le Président Mamadi Doumbouya et la Première Dame Lauriane Doumbouya, n'y a pas fait de la simple figuration. Offensive économique, protection de la jeunesse et succès diplomatique : retour sur 48 heures décisives.
Ce sommet visait à repenser la croissance technologique et économique de l'Afrique. Pour la délégation guinéenne, l'objectif était clair : prouver que la Guinée est de retour, qu'elle est stable et prête à faire des affaires.
Mamadi Doumbouya vend la vision "Simandou 2040"
Lors de son intervention, le Chef de l'État a tenu un discours de souveraineté assumée. Il a plaidé pour que l'Afrique maîtrise enfin ses chaînes de valeur.
L'idée est simple : nous ne devons plus exporter nos matières premières brutes. Nous devons les transformer sur place pour créer des emplois locaux. Le Président a utilisé l'exemple du méga-projet Simandou 2040, prouvant que la Guinée est devenue une destination sûre et structurée pour les investissements.
Un marathon diplomatique inédit
En marge du sommet, le Général Mamadi Doumbouya a multiplié les rencontres stratégiques de très haut niveau.
Il a échangé avec ses homologues Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Julius Maada Bio (Sierra Leone) et Emmanuel Macron. Le Président français s'est dit "impressionné par les réformes engagées et la stabilité économique" de la Guinée. Sur le plan business, un entretien remarqué avec le milliardaire nigérian Aliko Dangote ouvre de nouvelles perspectives d'investissements pour Conakry.
L'Union Africaine cite la Guinée en exemple
C'est peut-être la plus grande victoire politique de ce déplacement. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l'Union Africaine, a publiquement salué la gestion de la transition guinéenne.
À l'approche des élections législatives du 31 mai 2026, l'UA considère désormais Conakry comme "un exemple de gestion normative de la transition". Mieux encore, l'organisation panafricaine estime que la Guinée doit désormais jouer un rôle de "pivot" pour aider les autres pays de la sous-région.
La Première Dame face aux défis de l'Intelligence Artificielle
Si l'économie était au centre des débats, la protection sociale n'a pas été oubliée. Dans une session spéciale, la Première Dame, Lauriane Doumbouya, a pris la parole sur un sujet vital : la protection des enfants face à l'Intelligence Artificielle.
Cyberharcèlement, désinformation et exploitation en ligne menacent notre jeunesse. Madame Doumbouya a appelé à bâtir un cyberespace sécurisé et adapté aux réalités africaines. "L’Afrique doit réussir le pari de la modernité technologique sans compromettre la sécurité de ses enfants", a-t-elle martelé.
L'essentiel en 15 secondes
- Économie : Le Président Doumbouya a fait la promotion du projet Simandou 2040 auprès des investisseurs internationaux.
- Diplomatie : L'Union Africaine qualifie la transition guinéenne "d'exemple" à suivre.
- Société : La Première Dame a plaidé pour une régulation forte d'Internet pour protéger les enfants guinéens et africains.
- Suite du programme : Le Chef de l'État est désormais attendu à Kigali (Rwanda) pour le prestigieux CEO Forum.
Selon vous, la Guinée est-elle en train de devenir le pays le plus influent d'Afrique de l'Ouest ?